Mon Epopée Canadienne

Ottawa

Canada, I’ll be back !

Classé dans : Non classé — 7 novembre, 2010 @ 9:41

Aïe aïe aïe, il est temps pour moi de clôturer ce blog canadien… Mon épopée canadienne s’est terminée le 20 octobre dernier, plus précisément le 21, puisque c’est à 10H30 que j’ai mis les pieds sur le sol français. Une alerte à la bombe, une évacuation du terminal, des files d’attentes pour de l’essence, le périph, et la N20 m’ont vite remis dans le bain. Bah oui quoi, la France, ça n’a pas tellement changé. J’en ai donc profité pour manger du bon fromage, du bon jambon, profiter de la famille et des amis, le tout en rêvant d’un futur voyage outre-Atlantique au pays de l’orignal, du froid, de la neige (qui est arrivée 2 jours après mon départ, quelle déception !), du sirop d’érable, et des grands espaces.

Sinon, il y a eu en premier la fin de mon stage, avec une présentation orale qui s’est plutôt bien passée. L’équipe était contente de mon travail et il se pourrait que mon nom apparaisse un jour sur un papier scientifique. Bonne nouvelle donc !

S’ensuivent mes 12 derniers jours canadiens : direction Montréal et l’est du Québec. Au volant de notre Dodge Caliber automatique, on a quand même pris le temps de chercher le mode d’emploi, que l’on n’a finalement pas trouvé. Mais si c’est automatique, logiquement, c’est plus simple, alors en avant. On aura pu  -passer à/admirer/visiter/ s’extasier devant – Trois Rivières, le Chemin du Roy, Québec, les chutes de Montmorency, l’île d’Orléans, l’île aux Coudres, le Charlevoix et ses couleurs d’automne (des forêts, des grandes routes, des monts), Québec encore, Rivière-du-Loup, Rimouski (avec un Motel génialissime, vue sur le Saint Laurent depuis mon lit), Cap-Chat, Saint-Anne des Monts, Rimouski encore, Lévis, Québec encore, Montréal depuis l’autoroute, Ottawa pour finir.

Trois motels, plus de 2000 km, du vent, du soleil, des animaux, du froid, des Tim Hortons, des yourtes, des parcs, et surtout des couleurs d’automne, magiques, comme dans les livres !

Retour à Ottawa quelques jours avant le 20 octobre, mais programme chargé : trouver une boite pour mon vélo, le démonter, le faire tenir dans la boite (pas une mince affaire), dire au revoir à mes amis, collègues, professeurs, élèves, profiter de la nature canadienne une dernière fois (Pink Lake, Britannia Park, Mud Lake…), faire des rencontres inopinées, apprécier les derniers chocolats chauds de Second Cup, faire sa valise, défaire sa valise, refaire sa valise, emprunter une balance au voisin, charger la voiture, rouler, rendre la voiture, trouver des jumelles sous le siège, enregistrer les bagages, attendre en duty-free, dépenser les derniers dollars canadiens, s’envoler pour la France, et regarder les lumières du Canada d’en haut, avec un léger pincement au cœur.

Canada, I’ll be back.

Canada, Ill be back !
Album : Canada, I'll be back !

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Par monts et par vaux !

Classé dans : Non classé — 15 octobre, 2010 @ 3:32

Au sommaire du prochain épisode de monépopéecanadienne.unblog.fr …

…les sièges chauffants de la Dodge Caliber, les phoques, les parcs, la Gaspésie, Québec city, le Charlevoix, les traversiers, les îles, les chutes, l’automne et le début de l’hiver !

Go Leafs Go !

Classé dans : Non classé — 1 octobre, 2010 @ 3:39

Second match de hockey. A Ottawa cette fois, nous roulons sur l’autoroute 417 direction ouest. Dans la voiture de mon colocataire Luc, immatriculée MYSTAKE (eh oui, ici on peut décider de ce qu’on met sur la plaque…), on double par la droite. Au Canada, c’est toléré ! La limite est 100 km/h, non respectée. Mais pas de flics, pas de radars. Alors on roule. Direction Scotiabank Place, en périphérie, pour assister au match Maple Leaf de Toronto contre Sénateurs d’Ottawa.

Idem que vendredi dernier : 19h30, arrêts de jeux, bagarres (plus impressionantes !), un beau match plein de suspens. A ma grande surprise, le complexe n’est pas plein, alors qu’il l’était à Montréal. Et énormément de supporters des Maple Leafs ! (dont moi, car ils ont gagné !). Entre deux périodes, les poussins du club de hockey d’Ottawa ont eu le droit de s’essayer sur la patinoire de leurs ainés. 8 ans d’âge pour les plus vieux, il était marrant de les voir tomber à chaque virage, et de voir les balbutiements des – peut-être – futurs joueurs de l’équipe des Sénateurs…

Après 2-0 en faveur des Leafs, puis 2-2 puis 2-3 pour les Sénateurs, j’ai vu le visage de mes colocs s’assombrire peu à peu à la fin de la deuxième période. 3ème période : les Leafs égalisent 3-3 et marquent un ultime but à quelques minutes de la fin, 4-3 pour les Leafs ! Le visage des colocs s’illumine de joie.

Sinon, rien d’autre à signaler à part la bière trop chère, le Tim Hortons dans le complexe (ils sont fous ces canadiens), une file d’attente aux toilettes hommes 4 fois plus grande que celle des filles (du jamais vu !), et un parking à 15 $ par voiture (pas cher il parait).

Pas de photos pour ce match. Je suis une habituée maintenant.

National Hockey League : Montréal / Ottawa.

Classé dans : Non classé — 28 septembre, 2010 @ 1:51

Le Hockey sur glace. 
J’ai assisté ce vendredi à mon premier match de hockey au Canada (oui il y avait eu celui de Dijon, mais peut-on vraiment comparer ?…) Une grande expérience ! Il faut dire au passage que j’avais choisi le bon jour : tout y était. C’était au Centre Bell de Montréal, un gigantesque « stade » (dit-on « stade » pour du hockey ? « patinoire » me semble un peu… ridicule, en revanche « complexe sportif » me semble adapté) qui peut accueillir près de 20 000 personnes, autant dire que ca fait du monde. Rouge. Oui, du monde en rouge, aux couleurs des « Canadiens de Montréal » qui arborent des couleurs familières, le bleu, blanc et surtout rouge, tandis que les « Sénateurs d’Ottawa« , eux, sont en rouge et noir (non, Jeanne Mas ne fait pas partie de l’équipe). A 30$ le ticket, on a pris les places à l’avant-dernier rang. Ca aurait pu être pire, oui : le dernier rang. Mais ça ne nous pas trop dérangé, car l’inclinaison des gradins permet à tout un chacun de visionner correctement le match, bien installé sur les petits strapontins molletonnés (et dire que l’on s’assoit encore sur des chaises en bois dans notre amphi de cours).

432, zone bleue, place 10 C.

Début du match : 19h30. Pour ceux qui ne le savent pas, un match de hockey se joue en 3 périodes de 20 minutes, mais les arrêts de jeu et les pauses sont tellement fréquents que l’on n’est pas sortis avant 22H. Et bien sur, à chaque arrêt de jeu, un extrait du dernier morceau à la mode en night club, une Ola (appelée « vague » ici) lancée par des animateurs chauffeurs de foule. Il y a aussi la pub sur les écrans géants, un concours de danse pour gagner un an de cordons bleus gratuits… (enfin ça ce sont pour les riches, ceux en bas des gradins, dans la lumière, qui ont payé 200 ou 300 $ la place, et qui ont le véritable maillot de leur équipe préférée et non une vulgaire imitation dont le logo partirait au premier lavage. Au passage, il faut préciser pour leur défense que les machines à laver canadiennes sont une vraie catastrophe).

Au bout de 10 minutes de jeu environ, première bagarre, première baston, premier cassage de gueule (désolée pour le vocabulaire), première fight ! Au hockey, d’après mes informateurs, il serait autorisé de se bastonner sur la glace, et tant que l’un des deux joueurs n’a  pas posé un genou à terre, les arbitres ne peuvent rien dire. S’ensuivent les pénalités pour chaque joueur, et une foule en délire acclamant le précieux moment attendu des supporters.

Première pause, première conclusion. Heureusement que l’on a mangé avant, en engloutissant en vitesse un sandwich devant l’entrée du Centre Bell, car les chiens chauds (les Hot-Dog… et oui…) sont un peu chers. La bière dans le gradin est quand même à 10$, et les mains géantes à 9$. Ca ne m’empêchera pas de m’en acheter une en souvenir (une main géante, pas une bière), même si je me demande de plus en plus et avec une inquiétude grandissante où je vais mettre toutes ces choses dans ma valise de 23 kg direction Paris.

Niveau jeu, le plus dur, finalement, c’est d’arriver à suivre le palet tout le temps. Les joueurs font preuve d’une précision impressionnante, car il faut gérer pleins de choses en même temps : le patinage, les freinages, accélérations, et aussi la crosse, le palet, les passes. Ceci dit, c’est leur métier hein.

Score final : 4-2 pour les Canadiens, d’où une ambiance générale…  électrique. Bien sur j’ai supporté Montréal, je ne supporte jamais les équipes qui perdent.
Prochain match : noté dans l’agenda. Ce mercredi à Ottawa, les Sénateurs d’Ottawa contre les Maple Leafs de Toronto. Il parait que les Maple Leafs vont gagner, alors je serai surement toute en bleu et blanc, cette fois. Et j’y vais avec mes colocs, tous supporters de Toronto, donc je crois que je ne vais pas avoir le choix !!

Bilan positif donc. Révélation pour ce sport. Vous savez pour la plupart que j’aime le patin à glace, mais que jamais personne ne veut venir avec moi par peur de se faire couper les doigts, de se faire mal au dos, de tomber ou pour toute autre raison non valable. Alors c’est décidé, je me mets au hockey féminin, je vous rassure les bagarres ne sont pas autorisées. Il va donc falloir que je trouve un club, un équipement complet, du temps… bref… oui… bon… je vais peut-être m’en tenir aux matchs en tant que spectatrice alors.

Hockey Game
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Fromage en solde !

Classé dans : Non classé — 14 septembre, 2010 @ 5:09

Wooohooooo ! Fromage en solde ! Avec Céline venue pour un week-end au pays des bisounours (Ottawa bien sur !), on n’a pas hésité une seule seconde lorsque l’on a vu l’offre « 2,99$ each », quitte à en acheter trois d’un coup ! C’est après avoir admiré les premières feuilles rouges annonçant l’automne près du canal sous le soleil, visité mon labo, rigolé dans l’épicerie européenne vendant des produits leader price à des prix exorbitants, mangé une Beaver Tail bien FAT (grasse, entendez !), acheté du pain aux graines de lin, essayé toutes sortes de CROCS, et acheté quelques bleuets pour faire une tarte, que l’on a craqué sur une fourme d’ambert-qui-pue, un munster-qui-pue,  et un camembert-qui-pue. Accompagnés d’un peu de salade, tomates, champignons et un peu de bacon grillé pour enfumer la maison : rien de tel pour rappeler aux petites françaises que manger du  fromage-qui-pue, c’est se sentir comme à la maison ! S’ensuit la tarte aux bleuets avec une pâte sablée maison au beurre salé… Pour ceux qui seraient inquiets : non en effet, on n’a pas eu trop de mal à s’endormir après ce repas riche en…  riche tout court ! D’autant que dimanche, j’ai fait découvrir The Works à Céline, donc c’est décidé, cette semaine : diète !

PS – je viens de vendre le vélo de Julien quelques jours après avoir mis l’annonce sur Internet : il était crevé, rouillé, sans dérailleur à l’avant. Je viens de le vendre pour 40$, Julien l’avait acheté 40$. Not bad, huh ?

Fromage en solde !
Album : Fromage en solde !

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Kintyre Private

Classé dans : Non classé — 8 septembre, 2010 @ 6:26

Dernière maison avant mon retour en France. J’aurai au final habité dans 3 endroits différents : à Renfrew avec les Gossip Girls, à Dynes Road avec Julien et tous ces colocs si différents, et maintenant à Kintyre, avec 4 mecs qui ne mangent que des Macaroni&Cheese  ce qui, vous l’imaginez, est très difficile à cuisiner : 1. faire cuire les pates environ 3 min, 2. ajouter la poudre orange fluo, qui une fois dissoute, aura la saveur de cheese (on parle de fromage canadien, entendons-nous, donc saveur « cheddar dégueulasse » en fait) 3. dégustez. Je suis méchante, car il y a quand même autre chose, comme des montagnes de pain en tranches et pain à hamburgers dans le frigo (ici, tout se met au frigo), mais aussi des conserves de plats préparés, et environ 3 ou 4 boites de céréales maxi-format par personne. Avec ma petite étagère remplie d’épices, d’huile d’olive, de sachets de riz et de pates, et de thé, je me sens plutot bien. Je vis donc avec Luc, le franco-canadien avec qui je parle français, Trevor qui vient de Londres, Evan du Canada et Dennis de Turquie. Ils ont bien sur chacun une énorme télé dans leur chambre… La vie en collectivité s’organise ! La maison est récente et grande, avec un jardin agréable où je peux garer Raleigh tous les soirs (enfin, tous les après-midi) en rentrant du labo, avec un point positif : la climatisation !! Je l’ai beaucoup appréciée ces derniers jours, avec une température extérieure insoutenable, et une seule envie : monter dans le premier bus qui passe pour avoir un peu d’air climatisé et sécher les gouttes de sueur. Mais avoir la climatisation en septembre et octobre, je suis pas sure que ca me sera utile, surtout depuis que je suis rentrée de Toronto, où la température a chuté et n’a pas prévu de remonter….